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Cueillez vos champignons sans vous intoxiquer !

13.03.2019

Cueillez vos champignons sans vous intoxiquer !

13 mars 2019 . 
Thélem assurances

Nos conseils de prudence

  • Limitez-vous aux espèces comestibles les plus connues :
    • Les cèpes : les bolets comestibles et le bolet tête de nègre
    • La girolle ou chanterelle commune
    • Le pied de mouton (ressemble à la girolle mais avec des picots sous le chapeau)
    • La coulemelle (grande lépiote élevée)
  • Si vous n’avez pas l’habitude ou que vous souhaitez découvrir de nouvelles espèces comestibles, demandez à un cueilleur expérimenté de vous accompagner ! Il vous aidera à repérer des espèces comestibles moins connues, mais non moins délicieuses:
    • Le rosé des prés (Agaricus, à ne ramasser que dans les prés)
    • La trompette de la mort (son nom est dû à sa couleur noire, mais elle est parfaitement comestible)
    • La morille
    • La pleurote
  • Au moindre doute ou si vous avez cueilli une espèce nouvelle, montrez-les à un professionnel : pharmacien ou expert en champignon
  • Attention : chaque espèce de champignon comestible (ou presque) a son sosie vénéneux ! L’œil d‘un expert est toujours utile.

Respectez la nature et la loi

Les champignons dépendent d’un écosystème fragile qu’il vous faut respecter :

  • Ne cueillez pas trop de champignons, pour garantir la préservation des espèces
  • Ne les arrachez pas mais coupez le pied à sa base avec un couteau : les champignons se reproduisent grâce au mycélium contenu dans le pied
  • La cueillette des champignons sauvages repose sur les dispositions du Code forestier et du Code de l’environnement : au-delà de 5 kilos ramassés, vous êtes passible d’une amende allant de 750 € à 45 000 € et de 3 ans d’emprisonnement
  • La cueillette sur une propriété privée sans accord préalable du propriétaire est strictement interdite

Quelques règles à respecter pour tirer le meilleur des champignons

  • Munissez-vous d’un panier pour les transporter. Le sac plastique les ferait pourrir voire libérer des substances toxiques
  • Ne mélangez pas les espèces: si l’une d’entre elles était vénéneuse, tout serait à jeter
  • Ne consommez jamais de champignon sauvage cru : les cèpes et les morilles par exemple sont toxiques avant cuisson (la chaleur détruit leurs toxines)
  • Avant de les cuire, nettoyez soigneusement les champignons avec un couteau pointu
  • Evitez de les laver à l’eau, ils perdraient en goût (ou rincez délicatement les parties terreuses)
  • Consommez-les rapidement : en vieillissant, les champignons produisent des toxines
  • Sinon, vous pouvez :
    • les faire sécher : la dessiccation n’est cependant pas adaptée à toutes les espèces
    • les congeler : le mieux est de les laver, les couper en lamelle, et de les mettre dans un sac congélation. Vous pouvez également les blanchir (aller-retour dans l’eau bouillante) ou même les cuire en poêlée (attention, l’ajout de matière grasse diminue le temps de conservation au congélateur)

Que faire en cas d’intoxication ?

Si un ou plusieurs des symptômes suivant se manifestent : diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue… : contactez immédiatement le centre antipoison ou le composez le 15 (SAMU).

Notez bien l’heure du (ou des) dernier(s) repas et l’heure d’apparition des premiers symptômes.

Conservez les restes de la cueillette pour aider le corps médical à identifier le ou les champignons en cause.

Les chiffres